Depuis l'édition 2000 (hormis l'année 2006), La finale du tournoi féminin de Wimbledon met en scène au moins une des deux sœurs Williams. Venus fut cette fois ci encore plus conquérante que lors de sa dernière victoire en 2005 où elle dû batailler 3 sets pour venir à bout d'une excellente Lindsay Davenport.
On a pu apprécier tout au long de la quinzaine sa vitesse d'exécution, de déplacement et un service toujours plus efficace sur le gazon londonien. Le coup de chapeau revient toutefois à Marion Bartoli qui réussit l'exploit de se qualifier pour une première finale de grand chelem en éliminant 3 joueuses -mieux classées qu'elle - après avoir perdu le 1er set. Un rituel au service, une prise de balle particulièrement précoce et une détermination à toute épreuve sont la marque d'une championne qui ne se contentera pas de briller sur herbe. Cependant, ce ne fut pas suffisant pour contrarier l'ainé des Williams qui a su maitriser parfaitement la fougue et l'enthousiasme de la championne francaise.
Quelques années après Nathalie Tauziat et un an après le sacre d'Amélie Mauresmo, Marion donne une véritable bouffée d'oxygène au tennis français en général : Cette attitude de battante du premier au dernier point est un exemple pour quiconque souhaite arriver au sommet et s'y maintenir.